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Historique - La Seconde Guerre mondiale

Le rétablissement de la paix après la Grande Guerre a permis de prendre des mesures pour que le Régiment devienne un régiment de la garde à pied. En 1924, SAR le prince de Galles (qui allait devenir plus tard SM le roi Edward VIII) est devenu le colonel en chef et a pu inspecter le Régiment au cours d'une visite au Canada en 1927. En 1930, SM le roi George V a approuvé l'alliance avec les Grenadier Guards, et ce lien existe toujours aujourd'hui. En 1932, le roi a approuvé l'utilisation d'un ensemble de drapeaux de la garde à pied (présenté en 1935) et de drapeaux de la compagnie au sein du Régiment.

En 1937, la constitution de la Brigade des gardes canadiens (comprenant les GGFG et les CGG) a été autorisée. Cette brigade a défilé à Ottawa à un certain nombre d'occasions, notamment devant SM le roi George VI lors de la visite royale de 1939. La Brigade a été inspectée en Angleterre en novembre 1942 par le major-général Phelan (anciennement des CGG), qui en avait été le commandant à Ottawa.

En plus du lien continu avec l'Université McGill, de solides relations se sont établies avec la St George's Society of Montreal. Cet organisme de bienfaisance appuyait le Régiment de nombreuses façons; en retour, le Régiment se rendait jusqu'à l'église régimentaire le dernier dimanche avant le jour de la Saint-George et, à la fin du service religieux, défilait devant le président de la société (souvent à la barrière de l'Université McGill), puis recevait les membres de la société « à la maison mère ». Ce lien a été maintenu jusque tard dans les années 60, et les membres de la St George's Society sont toujours les bienvenus au manège militaire.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté, le Régiment a fourni 20 officiers et 125 militaires du rang à d'autres unités avant d'être lui-même mobilisé en 1940. En tant que 1 er Bataillon, The Canadian Grenadier Guards, il a atteint son effectif maximal en trois semaines. Il s'est d'abord entraîné sur l'île Sainte-Hélène, à Montréal, s'est ensuite déplacé aux camps Borden et Valcartier, est demeuré en garnison à la citadelle d'Halifax, a été stationné à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, et s'est entraîné à Sussex, au Nouveau-Brunswick, et à Debert, en Nouvelle-Écosse.

Le 5 février 1942, le Premier Bataillon est devenu le 22nd Canadian Armoured Regiment (CGG), une unité de la 4e Brigade blindée (qui comprenait le 21st Canadian Armoured Regiment (GGFG)). En septembre, portant avec fierté le béret noir du Corps blindé, le 22 CAR s'est rendu en Angleterre, où il allait continuer de s'entraîner dans un certain nombre de régions jusqu'à son déploiement en Normandie le 21 juillet 1944. À partir de cette date jusqu'au jours de la Victoire, le 8 mai 1945, le 22 CAR a combattu dans le cadre des batailles livrées autour de Falaise, lors de l'entrée en Belgique et en Hollande et, finalement, de l'autre côté du Rhin, ce qui lui a valu 12 distinctions honorifiques. Pendant ce temps, le 22nd Canadian Tank Battalion (CGG) avait été constitué pour l'Armée du Pacifique, mais la guerre dans le Pacifique s'est terminée avant qu'il puisse être déployé outre-mer. Le 22nd Canadian Armoured Regiment est rentré à Montréal en février 1946 aux fins de démobilisation et s'est départi de ses chars.

Lorsque le 1 er Bataillon a été formé, le Régiment d'origine est devenu le 2 e  Bataillon, The Canadian Grenadier Guards, qui a continué tout au long de la guerre à jouer le rôle traditionnel de la milice consistant à fournir des renforts aux unités à l'étranger. Les renforts destinés au 22 CAR provenaient d'autres unités, en particulier les Halifax Rifles et les Princess Louise's Fusiliers.